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Prévoyance7 min de lectureMis à jour le 2 juin 2026

Quel budget prévoir pour la prévoyance dirigeant ?

Une prévoyance dirigeant correctement dimensionnée coûte entre 2 % et 5 % de la rémunération brute annuelle. Pour un dirigeant rémunéré 80 000 € / an, comptez entre 1 600 € et 4 000 € de cotisation annuelle. En dessous de 2 %, méfiez-vous : les garanties sont presque toujours sous-dimensionnées (franchises longues, capital décès faible, rente invalidité plafonnée).

Pourquoi le régime obligatoire ne suffit jamais

Le piège fondamental : la plupart des dirigeants pensent être protégés par leur régime social (TNS via la Sécu indépendants, ou assimilé salarié via le régime général). En réalité, les indemnités journalières plafonnent à environ 60 € / jour pour un TNS et autour de 200 € / jour pour un assimilé salarié — bien loin de leur rémunération réelle.

Côté invalidité, la rente versée par le régime de base ne dépasse quasiment jamais 50 % de votre revenu net. Pour un dirigeant qui se rémunère 6 000 € net / mois, cela signifie tomber à 3 000 € en cas d'arrêt long, charges familiales inchangées.

Le calcul du budget juste : la règle des 3 capitaux

Pour dimensionner correctement, raisonnez en trois capitaux :

  • Capital décès : 3 à 5 ans de rémunération brute si vous avez des enfants à charge, 2 ans sinon. Ce capital sert à protéger la famille ET à payer les droits de succession sur les parts de société.
  • Rente invalidité : viser 70 à 80 % de la rémunération brute, en complément des 50 % du régime obligatoire.
  • Indemnités journalières : compléter pour atteindre 100 % du revenu net habituel, à partir du 4e ou 8e jour selon votre profil.

Fiscalité : pourquoi le coût réel est plus bas que la prime

Pour un TNS, le contrat Madelin permet de déduire la totalité des cotisations du bénéfice imposable, dans la limite de 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS (soit environ 8 700 € en 2026).

Pour un dirigeant assimilé salarié, la prévoyance collective de type « article 83 » ou « article 39 » est partiellement déductible et exonérée de charges sociales sous conditions. Le coût net d'impôt et de charges peut être inférieur de 30 à 45 % à la prime affichée.

Les 3 pièges des contrats à 1 % de la rémunération

Quand un courtier vous vante une prévoyance à « moins de 1 % de votre salaire », vérifiez systématiquement trois lignes du contrat.

  • La franchise en arrêt de travail : 30, 60 ou 90 jours ? Au-delà de 30 jours, vous payez la différence de votre poche.
  • La définition de l'invalidité : « invalidité métier » ou « invalidité toute profession » ? La seconde est beaucoup plus restrictive et beaucoup moins chère pour l'assureur.
  • Le plafond de rente : certains contrats plafonnent à 1 ou 2 PASS, soit environ 92 000 € / an. Au-delà, vous n'êtes plus couvert.

Questions fréquentes

Un dirigeant TNS peut-il déduire sa prévoyance des impôts ?
Oui via la loi Madelin, dans la limite de 3,75 % du bénéfice imposable + 7 % du PASS, soit environ 8 700 € de déduction maximale en 2026.
À quel âge faut-il souscrire une prévoyance dirigeant ?
Idéalement avant 40 ans : les tarifs sont calculés à l'entrée et restent stables. Après 50 ans, certains contrats refusent les pathologies préexistantes.
Faut-il une prévoyance même sans enfants ?
Oui, surtout pour la partie invalidité et arrêt de travail. Le risque d'incapacité longue durée est statistiquement supérieur au risque de décès avant 60 ans.

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Publié le 18 mars 2026 · Mis à jour le 2 juin 2026 · ChefEntreprise